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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 11:04

Cul-de-sac est le premier roman de Douglas Kennedy. Il a été édité en 1994 et porté à l'écran en 1997 par Stephan Elliott. Depuis 2008, une nouvelle traduction du livre est disponible sous le titre : Piège nuptial.

Résumé

Cul-de-sac nous raconte l'histoire de Nick, un journaliste américain au seuil de la quarantaine, pigiste désœuvré qui végète entre divers journaux de province. Un jour, il tombe sur une vieille carte de l'Australie qui va raviver en lui les rêves d'enfant.

L'émotion est tellement forte qu'il décide de tout quitter pour traverser l'Australie de part en part, tel un cow-boy contemporain s'élançant sous le soleil dans la poussière du bush. Mais l'aventure va vite devenir rocambolesque.

Après avoir heurté un kangourou, il embarque une auto-stoppeuse saugrenue bien décidée à l'attirer dans sa communauté, communauté vivant isolée au milieu de nulle part dont les membres, plus extravagants les uns que les autres, semblent tous être les fruits d'une consanguinité séculaire.

Cet endroit est tellement coupé du monde, qu'il est devenu autonome, promulguant ses propres lois et suivant ses propres règles. Véritable brouillon d'humanité, ce bourg est un piège qui se referme autour de notre aventurier, comme pour mieux le digérer, le transformer en nouveau procréateur au sein de la communauté.

Après avoir affronté des années d'une vie minable aux États-Unis, notre quadragénaire devra lutter contre les habitants du plus perdu des bleds perdus pour recouvrer sa liberté, protéger son intégrité physique et conserver sa santé mentale.

Opinion

La plume de Douglas Kennedy est acerbe, vigoureuse et ne se départit jamais d'un regard ironique sur les êtres et les choses. Cul-de-sac est un thriller envoutant, un livre plein d'émotion ou le détail le dispute à la dérision. En pénétrant le roman, on se glisse sous la chape brûlante du climat australien et l’on suffoque dans la poussière du bush ou les odeurs incertaines des gargotes locales.

Ce roman prend aux tripes non seulement par ses descriptions réalistes qui donnent presque la nausée, mais également par le regard désabusé qu’il porte sur les choses du monde, sur tous ces choix que nous avons faits plus par dépit ou par paresse que par réel désir.

Une leçon de vie en fin de compte, qui sans se vouloir moralisatrice nous laisse haletants, isolés et à pied, comme les voyageurs solitaires que nous sommes tous, perdus sur le bas-côté d’une route qui semble mener nulle part.

Pavillon de l'Australie (53ème Biennale de Venise)Omgeving Australiëpaysage australie
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Published by Luc Delvaux - dans Littérature
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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 09:55

Un roman de Sara Gruen porté à l'écran par Francis Lawrence qui nous plonge dans la grande crise économique des années trente aux États-Unis et l’univers fabuleux et sordide du cirque.

Le livre débute dans un hospice pour vieillard où Jacob Jankowski, à la vue de l’installation du chapiteau d'un cirque, se remémore son passé.

On apprend ainsi qu'il a perdu sa famille alors qu'il terminait ses études de vétérinaire. Sans le sou et sans le toit, il fut forcé de tout abandonner pour se faire engager comme soigneur dans un de ces cirques ambulants qui sillonnaient les plaines à bord de trains.

Dans cet univers clos où hommes et animaux souffrent et peinent de la même façon, dans cette misère qui se cache derrière les rires des clowns et les couleurs criardes des tentes, une étrange passion va unir le jeune Jacob Jankowski, la belle cavalière Marlène et l'éléphant rebelle Rosie.

Parfois, le passé et le présent s’entremêlent dans l'esprit du conteur, et l'on en vient à comparer l'univers sinistre de l'hospice à celui du cirque avec l’espoir et l’amour en moins.

Abandonné de tous, une âme charitable emmènera-t-elle une dernière fois le vieillard sous le grand chapiteau avant que le train de la vie qui ne s’arrête que le temps d’une représentation dans chaque gare ne l’emporte trop loin ?

Pierre brut | Source | Author Yoni81 Category:Elephants

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Published by Luc Delvaux - dans Littérature
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